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LIDÉE : ACTIFS
IMMATÉRIELS Votre entreprise repose sur une innovation.
Celle-ci devient un actif immatériel quil ne faut pas négliger
et quil faut protéger.
Pour plus dinformation, http://www.breese.fr/guide/htm/brevet/droit_conn.htm Comment valoriser au mieux son entreprise ? Vaut-il mieux déposer un brevet en
son nom propre ou au nom de la société ?
Déposer au nom de la société permet
bien évidemment de renforcer lactif de cette même société,
et donc une plus forte valorisation. Cet avantage est non négligeable,
surtout lorsquil sagit de négocier ou de rassurer les
partenaires financiers.
En revanche, déposer en son nom propre peut quelquefois faire bénéficier linventeur de certains avantages fiscaux. En effet, seule une personne physique non imposable a droit, éventuellement, à une réduction du taux des redevances de lordre de 60 %. Cest le service technique de lINPI qui, après examen de linvention et de son caractère innovant, décide de la réduction. Pourquoi se préoccuper du nom de votre marque ? Ne pas se soucier du nom de sa marque peut amener quelquefois
à de désagréables surprises. Un exemple célèbre
est celui de Vivendi avec son service Vizzavi. Aucune recherche dantériorité
sur la marque Vizzavi navaient été effectuée,
ce qui a amené Vivendi à payer des droits exorbitants pour
racheter ce nom de marque existant. Bien sûr, cette anecdote nest
quune simple anicroche, compte tenu du poids économique du
géant français. En revanche, ce genre derreurs pourrait
être fatal à une start-up, et ce, dautant plus, que
ces dernières ne focalisent souvent que sur laspect commercial
et marketing du nom. Ainsi, certaines start-up Internet lancent un nom
de domaine .fr sans savoir au préalable que celui-ci doit correspondre
au nom de société inscrit au K-BIS. En outre, ce choix de marque doit respecter certains critères, généralement peu connus des entrepreneurs ; par exemple, lutilisation des termes " bio " ou " France " dans un nom de marque doit pouvoir se justifier. Il est donc difficile de trouver de nouvelles marques qui soient commercialement satisfaisantes, juridiquement disponibles, et conformes aux critères de validité légaux. Pour toutes ces raisons, il est souhaitable de s'adresser à un conseil en Propriété Industrielle, lequel pourra apprécier l'opposabilité des droits antérieurs en fonction de la jurisprudence, et la validité intrinsèque du signe par rapport à la loi et à l'interprétation qui en est faite par l'INPI. Comment utiliser sa marque pour valoriser une entreprise ? Notion de Goodwill. Bien souvent, lactif net ne suffit pas à
valoriser une entreprise. La rentabilité normale de celle-ci est
juste le fruit de sa valeur patrimoniale. Cependant une entreprise peut
bénéficier dun excès de rentabilité
résultant de sa supériorité technologique (R&D
performante, inventions,
), d'une rente de situation, de la qualité
des facteurs humains, de sa situation géographique favorable, de
sa réputation (ex.Coca-Cola),..., et donc d'éléments
incorporels. Cette survaleur, capitalisée sur plusieurs années,
représente le goodwill (on trouve même cet élément
tel quel, à lactif du bilan en comptabilité anglo-saxonne).
Celui-ci, ajouté à l'actif net réévalué,
donnera une valeur estimée de l'entreprise. La durée de capitalisation, utilisée pour calculer le goodwill, est difficile à déterminer. Elle doit notamment être courte si la "visibilité" est réduite, ce qui est le cas des secteurs où l'évolution technologique est très rapide, comme les N.T.I.C.. Les start-up, qui pour la plupart ont un actif de bilan très limité, ont donc tout intérêt à avoir un fort goodwill. Celui-ci ne représentera en fait que la différence entre la rentabilité dégagée par l'entreprise dune part, et la rentabilité de l'actif net dautre part. Par ailleurs, lors de lentrée en bourse dune start-up, la capitalisation boursière inclura une prime de risque, fonction de lenvironnement plus ou moins risqué de lentreprise. Pour les start-up à actif faible, comme dans le domaine des services, le rôle du goodwill sera fondamental. Si celui-ci est négatif, on pourra même parler de badwill. Comment utiliser les brevets pour valoriser une entreprise ? Brevets de logiciels. Comme on la vu précédemment, les
start-up ont tout intérêt à trouver des subterfuges
pour " gonfler " leur actif. Si leurs immobilisations corporelles
sont limitées, ce qui semble normal, il leur faut donc mener la
bataille sur dautres fronts. Le goodwill en est un, mais il en existe
beaucoup dautres.
Ainsi, les brevets, outre leur influence sur le goodwill, peuvent participer à lamélioration de lactif, au rang dimmobilisations incorporelles. Cette double influence sur lactif pourrait les amener à être qualifiés, un peu lourdement certes, d actifs immatériels incorporels. Cette appellation a néanmoins lavantage de souligner clairement le rôle essentiel des brevets dans la valorisation dune entreprise, en plus de leur fonction première de protection des droits de linventeur. En conséquence, les jeunes entrepreneurs ne doivent pas hésiter à faire breveter ce qui peut lêtre. Ce dernier point fait référence à lextrémisme américain, consistant à faire breveter tout et nimporte quoi. On a pu en avoir un exemple avec le tollé suscité par laffaire Amazon.com et son fameux one click. Sil est un domaine controversé, concernant directement les start-up des NTIC, cest bien évidemment la brevetabilité des logiciels. Le cabinet Breese & Majerowicz en a dailleurs fait lun de ses chevaux de bataille. Contrairement à beaucoup didées reçues, dues essentiellement à un 1er texte de loi ambigu, les logiciels peuvent être brevetable. Ce texte précise que la brevetabilité des programmes d'ordinateurs nest exclue que dans la mesure où le brevet ne concerne un programme considéré en tant que tel. La loi n'exclut donc pas la brevetabilité d'un procédé ou d'un équipement mettant en uvre un programme d'ordinateur. Plus récemment, les textes de loi admettent la validité des brevets de logiciels, dès lors que ceux-ci produisent un " effet technique ". De plus, les partisans du logiciel brevetable se retrouvent confrontés à une opposition farouche des partisans du logiciel libre. Paradoxalement, ce débat na pas vraiment lieu dêtre, car les premiers ne contestent pas lattrait des logiciels libres, dont certains sont de réels succès, comme le système d'exploitation LINUX ou l'application de serveur APACHE, mais seulement son modèle économique. Une start-up peut-elle se permettre déditer des logiciels libres ? Sans doute pas. Par ailleurs, comment récompenser le fruit de ses recherches ? Croire que lon peut bénéficier de produits performants gratuitement, relèvent purement de lutopie. La brevetabilité des logiciels sinscrit donc dans une logique économique dautant plus forte à lheure de la nouvelle économie. En conclusion, on peut dire que la brevetabilité des logiciels apparaît comme lun des enjeux majeurs pour toutes les futures start-up de la net économie, dans une société des réseaux, pour reprendre lexpression de Peter Drucker, où léchange de données non protégées sera de plus en plus important. Publier ou breveter ? Ainsi, si un chercheur publie trop vite les résultats
de ses recherches, parce que sa volonté est de dabord les
partager avec la communauté scientifique, et ne se soucie quaprès
coup du dépôt dune demande de brevet, il ne pourra
que se morfondre davoir perdu la brevetabilité de son invention
en nayant pas dabord déposé une demande de brevet
avant de publier quoi que ce soit.
En biotechnologie, ce souci dêtre attentif au strict respect de la condition de nouveauté ne peut laisser indifférent. Si les chercheurs travaillant pour lindustrie sont normalement conscients de ne jamais publier trop vite sans réflexion préalable sur la possible brevetabilité dune invention, les chercheurs universitaires ou ceux travaillant pour les centres de recherches publics sont parfois amenés ou se sentent parfois obligés de diffuser en temps réel les résultats de leurs recherches, notamment via Internet. Cela est très certainement recommandable par rapport aux exigences du libre accès à linformation scientifique, et de son partage toujours nécessaire pour encourager la recherche. Mais cela lest nettement moins pour les chercheurs soucieux dagir de manière responsable, i.e. attentifs aux conséquences concrètes dune recherche. Le progrès scientifique ne peut ignorer les problèmes du financement de la recherche, la rentabilisation des investissements, les licences pouvant être accordées, un marché à défendre ou à conquérir, etc. Bref, une recherche " pure ", totalement dégagée de certaines contingences matérielles, nexiste plus, ou nexiste pas, car rien ne dit quelle aurait vraiment existé un jour. Il peut paraître étonnant quune réflexion à propos dune condition de brevetabilité débouche si facilement sur un " débat de société ". Mais telle est la réalité du droit des brevets. Elle est devenue incontournable dans le chef de tous ceux qui investissent. Or, en biotechnologie, les investissements sont de plus en plus impressionnants. Il nest que normal de les protéger convenablement. |
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